Mois de la prévention du suicide : retrouver un espace de possibilités
- Emma Ates

- il y a 4 jours
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Septembre est le mois de la prévention du suicide : une occasion d’ouvrir des conversations encore trop souvent empêchées par la peur, la honte ou la stigmatisation.

Les pensées suicidaires ne constituent pas, à elles seules, un diagnostic et ne signifient pas toujours qu’une personne a l’intention immédiate de mourir. Elles peuvent aller du souhait de disparaître ou de ne plus se réveiller jusqu’à des pensées, des préparatifs ou un projet suicidaire. Elles peuvent apparaître dans un contexte de dépression, d’anxiété, de traumatisme, de deuil, d’isolement, d’épuisement, de douleur chronique, de difficultés relationnelles ou de perte profonde de sens. Toute pensée suicidaire doit néanmoins être prise au sérieux et accueillie avec bienveillance et un soutien professionnel.
Lorsque la détresse ou la dépression devient envahissante, le système corps-esprit peut entrer en état de survie. L’attention se rétrécit, l’énergie diminue et il devient parfois difficile d’accéder à sa créativité, à son imagination ou à un sentiment de possibilité. La personne peut ne plus parvenir à envisager des solutions, à reconnaître les ressources disponibles ou à imaginer que sa situation puisse évoluer. Les difficultés actuelles peuvent alors sembler permanentes et sans issue.
La thérapie peut contribuer à créer suffisamment de sécurité et d’espace pour comprendre ce qui se cache derrière ces pensées. Grâce à une relation soutenante, la personne peut progressivement retrouver un accès à son imagination, à sa capacité de résolution de problèmes, à ses ressources intérieures et extérieures, ainsi qu’à des possibilités jusque-là invisibles. Avec le temps, la thérapie peut également aider à retrouver un sens et une direction, tout en reconstruisant la confiance et l’estime de soi.




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